Rencontre avec les bailleurs organisée par la chambre de métiers

Trouver les entreprises pour réaliser les travaux !

La Chambre de Métiers et de l'Artisanat (CMA) a sensibilisé, ce vendredi 07 juin, à l'hôtel La Batelière, ses adhérents aux opportunités de marchés avec les bailleurs sociaux. 

Sur la question suivante : comment le secteur du bâtiment peut-il rebondir avec les bailleurs sociaux ?

La CMA avait invité les 3 principaux bailleurs sociaux de l'île : SIMAR, SMHLM et OZANAM à présenter leurs cadres de travail et leurs perspectives professionnelles.

Le président M. Henri SALOMON a placé l'intérêt de cette matinée d'échanges le thème du rapprochement : comment permettre aux entreprises de répondre aux marchés ?

Ce sont plusieurs dizaines de millions d'euros qui sont investis chaque année : 

- 88 millions pour la SIMAR,

- 12 à 34 millions pour la SMHLM,

- 30 à 50 millions pour OZANAM.

Pourtant, les 3 bailleurs sont unanimes : des appels d'offres sont infructueux et le manque de réponse handicape la réalisation des travaux.

Patrick LECURIEUX-DURIVAL, président d'OZANAM a indiqué les problématiques rencontrées et invité les artisans à se rapprocher d'OZANAM qui réalise depuis 2 ans des séances d'information auprès des entrepreneurs.

Bruno RIBAC, directeur de la SIMAR a partagé son intérêt pour cette rencontre afin de se rapprocher des donneurs d'ordre et de constituer ainsi un "point de démarrage" d'une nouvelle relation.

Prescilla RASCAR, directrice de la SMHLM a, elle aussi présenté la programmation de la SMHLM et indiqué la capacité du bailleur a apporté des chantiers en construction, réfection ou réhabilitation.

Le président Henri SALOMON a rappelé le rôle crucial du bâtiment pour emmener tous les autres secteurs de l'économie.

Tous ont évoqué la nouvelle donne du bâtiment avec l'augmentation des prix, en particulier des matériaux et des frais occasionnés par la localisation des chantiers.

A la table ronde qui réunissait  Robert Dupin de Majoubert, Bruno RIBAC pour la SIMAR,  Lionel BERNUS pour la SMHLM et Antoine ROFFIAEN pour OZANAM, des précisions plus techniques ont été apportées sur les modes de passation des marchés et sur les process.

L'objectif partagé était d'explorer les voies pour faciliter le travail gagnant-gagnant.

L'assemblée d'entrepreneurs réunie a réagi sur leus difficultés, notamment sur le manque de certitude pour l'obtention et la durée des marchés. Ce manque de précision ne permettrait pas d'envisager des embauches. Le sujet des cotisations a été abordé, les délais de paiement, les travaux hors marchés, par exemple.

 

3 points clés pour les entreprises :

❇ Connaître le carnet de commandes des bailleurs sociaux

❇ Etre à jour des obligations sociales et fiscales

❇ Avoir la capacité à faire les travaux

La premier bilan de l'étude réalisée auprès des jeunes présentée par Michel NEROVIQUE, de la Cellule Economique de la Construction a souligné la méconnaissance et le désintérêt de ces derniers pour la profession, augurant des jours difficiles pour la recherche de main d'oeuvre.